Tous les articles par Pascal NICOLAS-LE STRAT

Les gestes d’une écriture

L’auteur n’est jamais seul. Ou plutôt, dans mon expérience d’écriture, je fais en sorte de ne jamais l’être. Lorsque j’engage la rédaction d’un texte je le fais toujours accompagné. Je choisis un compagnon, une compagne et je chemine à ses côtés. Écrire est une façon de venir à sa rencontre. J’écris toujours en compagnonnage. Continuer la lecture de Les gestes d’une écriture

Lecture éprouvée

À propos du livre de Katrin Solhdju, L’épreuve du savoir (Propositions pour une écologie du diagnostic). La médecine a la possibilité de diagnostiquer certaines maladies avant que leurs symptômes n’apparaissent. Le médecin découvre la maladie – découvrir au sens véritablement de faire apparaître – alors que le patient concerné ne l’a pas éprouvée. Continuer la lecture de Lecture éprouvée

Entre un art à ciel ouvert et une sociologie de plein air, rencontre de lecture

À propos du livre de Yvain von Stebut, Inventer son métier à la banlieue de l’art. Yvain von Stebut est un artiste qui prend ses distances avec les lieux institutionnels de l’art pour développer une pratique à ciel ouvert, avec l’ambition de renouveler les modalités d’inscription de l’art et de l’artiste dans la société (p. 67). Son activité se présente comme un chantier à découvert. Continuer la lecture de Entre un art à ciel ouvert et une sociologie de plein air, rencontre de lecture

Une recherche de plein vent

Une recherche de plein vent dépeint une situation où le terrain de la recherche ne correspond pas au terrain du chercheur, à savoir à son terrain d’exercice professionnel qu’il délimite traditionnellement avec ses outils méthodologiques. Ce mot-image désigne une pratique sociologique qui échappe à un cadre préétabli. Elle se déroule hors les murs (méthodologiques). Elle s’exerce à terrain découvert. Continuer la lecture de Une recherche de plein vent

La transmission des expériences collectives

La transmission des expériences est souvent conçue sur le mode d’une « montée en généralité », au sens où chaque collectif d’acteurs devrait parvenir à dégager – à extraire – de son expérience certaines problématiques de portée plus universelle qui pourraient, dès lors, se transmettre et se partager [1]. Pour ma part, je me méfie de ce détour supposé obligé par le « haut » et par la verticalité à des fins de transmission et de partage Continuer la lecture de La transmission des expériences collectives